LE CHAMADERE

Tout puissant, cerveau de l'humanité
Dans la nuit, il tient le fil de nos vies
Guidant des armées de somnambules
Qui avancent et qui reculent
A qui l'on a ôté jusqu'au droit de rêver

L'enfant des rues, révolté
Regarde planer dans le ciel
Cette boule de cristal
Au pouvoir infernal
Il va l'anéantir et retrouver le rire

Loin des regards, solitaire
Il avance dans le noir
Il va jouer le jeu cruel, étrange marelle
Son âme mortelle il a parié
Pour changer son histoire
Et violer les mémoires

Là, dans sa main
Juste un point
Point qui brille et qui scintille
Grain de quartz et de mica
Dont personne ne voit l'éclat
Mais qui pourrait faire basculer l'Univers

C'est le grain de sable qui peut faire chuter le caillou
Le caillou, qui peut faire chuter le rocher
Qui peut faire chuter la montagne
Qui peut faire chuter le continent
Qui peut faire chuter l'Univers entier,
l'Univers entier, 
l'Univers entier
Chuter,
Chuter la montage, 
Chuter, 
Chuter la montagne
Sisyphe a mit son grain de sel

Grain de sable dans la machine
Grain de sable dans la Machine

Tu as brisé mon silence
Déréglé l'intelligence
Projeté dans ce dédale étoilé
Les portes d'ivoire s'ouvrent
Et t'entraînent envoûté
Vers un voyage sans retour

Jézabel









PIANO CAVEAU

Dans une pièce aux volets fermés
Un piano joue tout seul quand tout se tait
Alors les horloges battent plus fort
Les tableaux qui dorment au fond du long corridor
s'estompent et laissent place à d'étranges défilés...

Il a descendu les marches blanches des pianos caveaux,
refermé sur lui leurs couvercles de doigts,
Pour rester dans le noir et mieux écouter

 

IN THE SCREEN SIDE OF YOUR EYES

In the screen side of your eyes
Evening clouds are running high
Wet sunset on rainbow vapor
Can't you see the travelling light in you

Now the horizon is bright
Purple air is getting thicker
Time is going slower and slower
I am cristallising myself



Texte de Marc Méryl pour le milieu de In The Screen Side Of Your Eyes
(partie non enregistrée sur l'album Jézabel)




TOUTES CES IMAGES

Toutes ces images patinées par le Temps
Le regardent et le méprisent
Dans cette pièce Sans Surprise
Ces objets familiers n'ont plus rien à raconter
Qui pourra les Animer?

Peut-être le Vent
Ou le rire d'un enfant
Qui a retrouvé l' Espoir
Dans cet Univers si Noir
Ou l'habitude Nous Cerne

Un grain de sable a tout changé
Ce vide qui nous a vieilli
Avant même d'avoir compris
Pleurs de sel et de sommeil
Les ombres se sont éveillées
Et la pièce a basculé

A travers le Miroir
Peut-être dans un cauchemard
Mais il pourra oublier la grisaille et sa nausée

Toutes ces images oubliées dans le Temps
Se préparent pour le bal
Un étrange carnaval
Ces objets familiers vont pouvoir nous raconter
Soyez Prêts à Ecouter ...




LA GUÊPE

Une rue, un couloir, un passage ,une fois
UNe rue, un couloir, un passage, une fois
Un point lumineux, ouvre, ferme,
Interdit et apparemment sans obéir à une quelconque Intelligence Supérieure
Ce qu'il est convenu d'appeler le Bonheur
LE BONHEUR ! 

Une rue, un couloir, un passage, une fois
Une rue, un couloir, un passage, une fois

C'est dans les escaliers que tout s'est passé
Il y avait des gens qui courraient
Puis quelqu'un s'est mis à pousser
Daniel est tombé le premier
Moi, moi j'étais derrière, je n'ai rien vu,
J'ai seulement entendu crier

Une rue, un couloir, un passage, une fois
Une rue, un couloir, un passage, une fois

On touche ici un domaine que l'ont pourrait nommer 
les pistils de la sensibilité
Mais encore une fois, que l'on ne s'y trompe pas
Il ne peut être question d'établir une quelconque ordonnance corrolaire 
aux causes et aux effets de ces derniers...
Blanc, blanc, blanc
Daniel étendu sur le carrelage
Noir, noir, noir
Les hommes qui sont entrés
Qui m'ont questionné, torturé, verrouillé,
Mais moi, je n'ai rien vu
J'ai seulement entendu crier

C'est la marche des insectes 
Aux parois Métalliques, Mécaniques
Métalliques, Mécaniques
Ils marchent Vers vous
Ils avancent Sur vous
Ils pénètrent En vous
Papillons Métalliques,
Mécaniques


LE PIERROT

Stop, Levez vous c'est fini
C'est un vol de pie
Qui a dérobé
Les boutons noirs nacrés de mon habit blanc
Ils tournent et roulent dans le vent

Elle s'envole avec mes paroles
Avec mes paraboles
Dans l'eau j'ai le bec
Et ma plume est à sec
Comme un pierrot saigné à blanc
Stop, Levez vous c'est ici
Ici le Paradis
Fini la Comédie
Il ne restera rien, rien de salissant
Juste un point noir sur le mur blanc
Sur le mur blanc

 

LES QUATRE SAISONS DE L'ENFER